février 12, 2007

 

Moscou J-15: le consulat russe à Leipzig!


Je vous assure, il vaut le détour!


Tout commence réellement quand je les appelle, pour avoir des infos sur les documents à fournir, les formalités à remplir etc... Là on me répond, toujours et encore, "Für diese Frage bitte im Internet unter "russische botschaft" kucken" (soit veuillez regarder le site consulaire pour avoir la réponse!). Bonjour la serviabilité! Mais à la rigueur, on peut comprendre qu'ils en aient marre de répéter toujours la même chose.

Je regarde donc, et n'y trouve pas toutes les informations... Heureusement le consulat de Stuttgart emploie des personnes parlant allemand et ayant l'amabilité de me répondre!


Une fois tous les papiers nécessaires réunis, je rappelle le consulat de Leipzig pour savoir quand il est possible de venir, et s'il faut prendre rendez-vous, comme c'était le cas pour le consulat burkinabé à Marseille. Et, une fois de plus, on me répond d'aller voir sur internet! Je leur demande donc de me donner leurs horaires d'ouverture, ce qu'ils font, puis me raccrochent au nez! Le manque de serviabilité est donc bien réel...

Enfin, aujourd'hui, nous y allons tôt pour ne pas avoir à attendre (je rappelle que nous sommes en examens), nous arrivons avec une demie-heure d'avance dans le quartier du consulat, résidentiel et très calme. Une fois arrivées dans la rue du consulat, grosse s
urprise: il y a déjà plein de petits groupes ici et là, parlant russe... Aïe aïe aïe... Un grand groupe est déjà entassé dans le sas grillagé, reliant la rue à la propriété privée du consulat. On se dit qu'on n'est pas les seules à avoir adopter notre tactique... Ils se passent entre eux un petit billet où ils inscrivent tous leurs noms, on se demande alors s'il s'agit d'un ordre de passage prévu entre eux. Je me renseigne donc auprès d'eux, ils ne me comprennent pas, et heureusement une allemande parlant le russe nous explique que cela nous concerne pas, puisque nous sommes là pour un visa, et non pour un passeport.

Un responsable arrive, nous rassure en annonçant que les passeports et les visas ne se font pas dans le même bureau. Nous sommes 4 pour un visa, il nous appelle et nous rejoignons enfin l'intérieur du consulat. Là, nous attendons encore un moment l'arrivée du fonctionnaire en charge des visas.

La procédure est simple, mais longue: il observe très minutieusement tous nos documents: passeport, assurance (française, ce
qui complique biensûr les choses pour un russe en Allemagne), attestation de non-contamination du VIH, invitation de notre université et formulaire consulaire. Mon passeport est littéralement passé au crible, et il me demande: c'est bien vous là?... On nous donne alors un récépissé, nous payons (65 euros pour un visa délivré entre 7 et 14 jours, plus 20 euros car nous ne sommes pas allemandes). Un visa délivré dans la journée est 90 euros plus cher...

Une heure et demie après notre entrée dans le consulat, nous ressortons à l'air frais, direction Dresde, avec l'esprit joyeux puisque nous savons qu'il nous faudra revenir, pour chercher notre visa et récupérer nos passeports! Youpie! (en photo: Leipzig)

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février 10, 2007

 

Moscou J-17

Il ne fait pas très bon être étudiant étranger en Russie...

Extrait de la revue de presse de Courrier International, le 23 Octobre 2006, Philippe Randrianarimanana:

RUSSIEL'Etat de droit en faillite

Si les meurtres de journalistes, d'hommes politiques, de banquiers ou d'étrangers ne forment qu'une petite partie de la criminalité en Russie, les défaillances, voire les complaisances de la justice dans ces affaires sont flagrantes. La presse russe décrit un pays où personne n'est vraiment à l'abri.

"Le niveau croissant de la criminalité et du nombre de verdicts bizarres et étrangement cléments ne font que renforcer le sentiment d'injustice au sein de la société russe", constate Vedomosti dans un éditorial. Le journal des affaires russe réagit à la décision d'une cour d'assises de Saint-Pétersbourg concernant le meurtre dans cette ville de Vu An Tuan, un étudiant vietnamien, le 13 octobre 2004, par de jeunes nationalistes russes. Or, comme ce fut le cas dans de nombreux autres procès de ce type en Russie, les jurés ont fait preuve d'une clémence affligeante en acquittant les accusés. Les cours d'assises russes ne reconnaissent presque jamais le caractère raciste de ce genre de crimes.

Ce fut aussi le cas dans l'affaire de l'agression d'une famille tadjike en février 2004 par une bande d'adolescents russes. Les agresseurs furent qualifiés de simples "hooligans", et aucun ne fut condamné pour la mort d'une fillette de 9 ans. De même, les quatre inculpés du meurtre d'un étudiant congolais en septembre 2005 ont été relaxés par les jurés.

Pour la chroniqueuse de Gazeta, Evguenia Sineva, les jurés qui se prononcés dans le meurtre de l'étudiant vietnamien ont réagi avec empathie à l'égard des "garçons qui se trouvaient sur le banc des accusés, et qui, bons ou mauvais, étaient avant tout les nôtres". [...]

Dans les colonnes de l'Ejenedelny Journal, la journaliste Ioulia Latynina revient pour sa part sur l'assassinat de sa consœur de la Novaïa Gazeta, Anna Politkovskaïa, "tuée en mission dangereuse", selon le jargon de la profession, alors que le meurtre a eu lieu dans l'immeuble où elle habitait à Moscou. C'est que, "sous la direction de Poutine, la Russie entière s'est transformée sans qu'on s'en aperçoive en zone dangereuse".

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